développement personnel

P.A.S à P.A.S, le voyage se poursuit...

Pas à pas, le voyage se poursuit…

 

P.A.S : Premier Souvenir d’une époque déjà ancienne, mais aussi et surtout premier enseignement précieux et toujours d’actualité dans l’engagement d’une vie consacrée au service de la population.

P.A.S : Un des fondamentaux inoubliables dans ce si noble métier de sapeur-pompier que j’ai la chance et le plaisir retrouvé de continuer d’exercer. Même si, bien sûr, vieillir dans cet univers n’est pas chose si aisée. L’uniforme qui nous fait tant nous ressembler les uns aux autres dissimule encore trop souvent les différences des uns envers les autres, et notamment celle de l’âge, des capacités physiques et aussi psychiques en fonction des épreuves rencontrées. C’est aussi cela qui constitue toute la richesse du collectif et lui offre son opérationnalité dans un si grand nombre de situations de détresses rencontrées au cours de nos missions.

Mais ce premier PAS connaît bien cette difficulté, qui pourrait déséquilibrer l’action engagée, et c’est en partie la raison pour laquelle il ne s’effectue jamais seul. Comme un pas nécessaire, il se décline en trois étapes :

PROTEGER – ALERTER – SECOURIR

Première étape dans le chemin du secouriste, « PROTEGER » s’applique d’abord à soi-même. En effet se porter au secours d’autrui n’est possible que lorsque l’on agit soi-même sous couvert d’une protection maximale. Simplement parce que c’est le moyen le plus efficace d’agir ensuite en toute sécurité pour l’autre, que l’on sera alors seulement en capacité de protéger.

Second temps de la manœuvre, « ALERTER » relève de la priorité, afin de provoquer le plus rapidement possible le déclenchement des secours et renforts nécessaires pour celle ou celui qui en a tant besoin.

Enfin, « SECOURIR », en attendant les précieux renforts, tout en étant bien conscient de faire partie d’un TOUT, nommé chaîne de secours, permet de tout faire pour préserver, sauver la vie.

Longtemps, mon premier métier, associé à des actions de formation au contact du grand public, a occupé suffisamment de mon temps libre pour véhiculer l’art et les bonnes pratiques de ce premier P.A.S.

 

Et puis, après quelques vingt années de bons et loyaux services, j’ai ressenti le besoin et exprimé publiquement le vœu d’y apporter une petite touche personnelle. Comme si panser ne suffisait plus, sans me permettre de partager davantage encore le fruit de mes propres pensées. Un exutoire pour entamer un second souffle, sans aucun doute. Je ne le savais pas de suite, mais j’ai compris peu à peu qu’en vérité, un second P.A.S s’amorçait, davantage inspiré par mon histoire personnelle et certains évènements tragiques ou difficiles qu’il fallait apprendre à contourner et/ou surmonter. Ceux pour lesquels, Antoine de Saint-Exupéry énonce si justement que c’est « lorsqu’il se retrouve face à l’obstacle que l’homme découvre réellement qui il est ».

Alors, ce nouveau P.A.S, je me suis amusé à le décliner dans un ouvrage, « Qui contrôle l’air, contrôle le feu », une seconde marche inspirante et davantage méditative sur le sens et la portée de nos actions. Ce moment marquant et important de mon propre parcours, entamé depuis à présent une bonne dizaine d’années.

Ce second P.A.S,  se nourrit de

PAIX -AMOUR -SAGESSE.

Une quête qui restera bien sûr inachevée, mais que j’ai tant de bonheur à mener.

Trois grandes vertus que l’écriture, la méditation, la recherche et l’accompagnement me permettent chaque jour de mettre en œuvre dans mon quotidien. La tenue du sapeur-pompier remisée au vestiaire, dans le placard de feu, est alors remplacée par le costume du Fire-Coach.

Et voilà le Fire-Coaching qui se met à son tour en scène et confronte les représentations des uns et des autres. Cette activité complémentaire dans laquelle je poursuis le premier mon propre développement personnel et spirituel, mais aussi l’élaboration progressive d’une activité d’accompagnement et de réflexion disponible pour autrui. Dans ce monde où la quête du sens et les pertes de repères fréquents ont tendance à se répéter et ne facilitent pas la tâche lorsqu’on peut se retrouver isolé ou en difficultés passagères. C'est devenu l'une de mes grandes préoccupations.

Alors entre ces deux pas, me direz-vous, qu’y a-t-il en réalité :

Un grand écart ?

Une foulée souple et dynamique ?

Un exercice de funambule ?

La réponse est bien plus limpide. Une existence humaine, qui poursuit son périple, tant bien que mal, au gré des rencontres, des défis, des challenges, des expériences et enseignements que la vie terrestre procure. Ce que Célestin Freinet nommait « tâtonnement expérimental », et qui est également la marque de fabrique dans l'atelier du Fire-Coaching.

Ceci bien sûr ne pourra jamais se réaliser seul et remporter le succès escompté sans la qualité du réseau et du tissu de relations humaines qui accompagnent cette initiative.

C’est pour ceux là que j’écris, c’est à l’attention de ces belles personnes aux saines intentions que je dédie ces quelques lignes encore toutes chaudes, car chaque regard croisé, chaque sourire renvoyé, chaque parole encourageante prononcée, constitue le maillage de cette chaîne de solidarité et de coopération sans laquelle une partie de ce rêve éveillé ne pourrait se nommer ma simple réalité.

Alors pour tant de chemin parcouru, et parce que ce n'est que le début, je vous adresse à chacune et chacun toute mon entière gratitude.

 

Nicolas Goudenove, Fire-Coach