psychologie positive

Semer l'envie pour optimiser l'avis

En réfléchissant à la présentation d’une nouvelle gamme d’accompagnements en matière de Fire-Coaching, en cours d’élaboration, et en la soumettant à un sympathique panel de lecteurs attentifs et bienveillants pour « retour », une remarque me revient :

« C’est une très belle présentation, mais il manque peut-être une phase d’accroche de type « Vous en avez marre de… » ».

Ma première réaction est de dire Merci. Merci du fond du cœur pour cette belle proposition d’accroche. D’une part, parce que je la perçois comme une particpation spontanée et désireuse de s’investir à mes côtés dans un bel esprit de coopération et d’amélioration de ma propre réflexion. Une aimable contribution, gratuite, spontanée, un formidable élan du cœur. Je ressens également un intérêt positif et encourageant sur ces propositions d’accompagnement que je tente de faire émerger.

Pourtant, quelque chose d’indéfinissable au premier abord se manifeste. Comme un sentiment de gêne, de ralentisseur. Je saisis rapidement l’origine de ce trouble naissant. Il s’agit de cette fameuse accroche, qui en réalité m’agrippe au passage. A ce point que je ne veux surtout pas m’y attacher, mais au contraire, tenter de la transformer, la transcender.

Une occasion de plus pour remercier cette belle proposition, qui me permet de saisir toute la subtilité de la réflexion sur ces fameuses offres d’accompagnement.

Pourquoi ? Comment ? Qu’est-ce qui ne me convient pas dans tout ça ?

Paradoxalement, je fais alors le constat que mon insatisfaction passagère provient justement de ce « Vous en avez marre de… ».

Ainsi, le fond des idées proposées passe en arrière-plan car mon obsession nouvelle tourne autour de cette accroche, qui, à mon sens fait référence à une notion de « Ras le bol », dont je pourrais être le messager si je décide de m’en saisir. Mais mon intention première est-elle celle-ci ? La question mérite d’être posée. Auquel cas, cette phrase d’accroche fait bien son travail puisque je suis le premier interpellé. Je serai donc le seul. Car décidément ce n’est pas, ou plutôt ce n’est plus du tout le message que je souhaite véhiculer tant par le passé il m’a joué des tours. M’emmenant bien trop souvent à l’opposé de mes intentions. Inconsciemment et sans juste raison.

Aussi, et pour la troisième fois, je dis merci pour ce précieux retour, qui me permet de prendre conscience que quelque chose me tracasse sérieusement à présent. Je pourrai presque le formuler par  : « j’en ai marre de ce « vous en avez marre de … » ».

Une nouvelle réflexion s’ouvre face à cette reformulation. Pourquoi donc et très souvent, ressentons-nous  la nécessité d’accrocher et/ou se faire rattraper par « ce qui ne nous convient plus », « ce qui ne nous satisfait plus ».

Prenons juste un petit instant, une pause et interrogeons-nous.

Est-ce que j’ai vraiment envie de cela ? Au fond, si je cultive cet état d’esprit, qu’est-ce que je prends le risque d’attirer, si d’entrée de jeu je prospecte et recrute dans ce vaste public des « Y en a marre ! »

Bien sûr j’ai conscience que de nouveau, ma pensée arborescente et complexe a mis le turbo. Me voilà parti bien au-delà de ce qui m’a été suggéré. Aussi l’idée à présent est de revenir à cette suggestion et de tenter, une nouvelle approche, une explicitation de ce que cache cette proposition d’accroche avec ces mots déposés sur le forum de notre échange : « Merci pour ce retour, mais par contre, est-ce une obligation d’en avoir "marre de" pour s’inscrire dans une démarche d’accompagnement, dans un processus et une volonté de changement ? N’y aurait-il pas une autre formulation possible ? ».

Et voilà que la première proposition vient à se transformer de la part du même intervenant par : « Non pas forcément marre de … mais une phrase simple et puissante qui fait écho, et donne envie… ».

Nous y sommes ! Voilà qui commence réellement à me parler, je trouve cette reformulation « sympa, positive, optimiste, constructive ». Effectivement, tout devient alors  « simple et puissant ». L'écho forcément suivra et ne pourra que s’amplifier vers un mieux-être.

Enfin, pour couronner le tout, une tierce personne entre dans ce mini-débat et suggère à son tour. « Effectivement, on pourrait aussi commencer la phrase par « l’envie de … » ».

 

Et vous alors dans tout ça ? Dans le cadre de la qualité de vie dans votre quotidien, dans votre volonté d’optimiser la vie, que ce soit dans votre travail, en famille et autres domaines de vie, je vous pose la question :

« Qu’est-ce qui vous semble primordial, qu’est-ce qui vous procurerait l'envie de mettre en œuvre un projet ou participer, autour de vous, afin de vous sentir en harmonie et en phase avec ce qui est bon pour vous, ce que vous savez être bien pour vous mais aussi votre entourage, et ce qui à vos yeux est beau dans ce que vous en faites ou proposez autour de vous ? »

Merci pour vos réponses, qui contribueront sans nul doute et peu à peu à nous sortir de nos « Y EN A MARRE ! »  réactifs et parfois même explosifs, et qui trop souvent riment avec cauchemar et insomnies, et qui depuis bien longtemps ne nous font plus rêver au risque de nous couper de nos envies.

 

Nicolas Goudenove, Fire-Coach.

 

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